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Petit dictionnaire de l'astronomie

A, B,C, D, E, F, G, H, I, J, K, L, M, N, O, P, Q, R, S, T, U, V, W, X, Y, Z

A

absorption : Capacité qu'a la matière d'atténuer le rayonnement qui l'atteint. L'énergie de ce rayonnement peut être convertie en énergie d'excitation ou d'ionisation des atomes, ou pour chauffer la matière. Le rayonnement absorbé peut être réémis à une autre longueur d'onde (plus grande) qui dépend en général de la température de la matière.

accrétion mécanisme de croissance des planètes ou satellites par agglomération de matériaux sous l'effet de la gravitation.

Adams John Couch (1819 - 1892)

albedo: du latin albus, blanc. Fraction de la lumière reçue que diffuse un corps non lumineux. L'albedo visuel de la planète Vénus est de 75%, celui de la planète Mars est de 16%

année lumière a.l.  représente la distance parcourue par la lumière durant une année soit 9,460 53.1015 m

analemne désigne la figure en « 8 » tracée par les différentes positions du Soleil relevées à un instant donné et depuis un même lieu au cours de l’année. Cette figure ne peut être mise en évidence que par photographie ou en simulant le phénomène dans un programme d'astronomie ou à l'aide d'un planétarium.

apex Point situé dans la constellation d'hercule vers lequel se dirige le Soleil dans la Galaxie. Ce point fut mis en évidence par Willaim Herschel.

apsides ligne des :  ligne joignant l'apoastre au périastre d'une orbite.Dans le cas de l'orbite terrestre elle pivote par rapport aux étoiles, effectuant un tour complet en environ 21 000 ans.

precession

appulse se dit lorsque la Lune ne fait que « frôler » une  planète ou une étoile sans l’occulter. Elles sont spectaculaires lorsqu'elles ont lieu au pôle Sud de la Lune , qui est une région montagneuse : il arrive que l'on voie l'astre disparaître puis réapparaître plusieurs fois derrière le profil irrégulier des montagnes lunaires.

astéroïdes petits corps céleste de même nature que les planètes se déplaçant pour la plupart sur des orbites situées entre Mars et Jupiter.

astroblème : du grec astron, étoile, et blema, blessure. Littéralement « blessure d'étoile ». Désigne un cratère d'impact météorique ou un site dont les caractéristiques géologiques ont été profondément modifiées par la chute d'une météorite.

astrolabe : du latin astrolabium, dérivé du grec asteron (étoile) et lambanein (saisir). Instrument datant de l'Antiquité et qui servait à mesurer la position des astres. Son invention est attribuée aux grecs du IIème siècle av. J.-C.. Il fut perfectionné par les arabes et utilisé comme outil de navigation avant d'être remplacé par le sextant.

astrométrie branche de l'astronomie qui traite de la détermination de la position et des mouvements des corps célestes. L'ensemble des notions géométriques qui concourent à fixer la position d'un corps céleste est connu sous le nom d'astronomie sphérique. Cette dernière s'occupe seulement de déterminer la position des astres, sans tenir compte de leur distance à l'observateur.

aurore : du latin aurora, dérivé de auro (or). Lumière qui précède le lever du soleil. Nom donné également aux phénomènes lumineux se produisant parfois dans le ciel des régions polaires (aurores polaires) et dus à la luminescence de la haute atmosphère sous l'influence de particules électrisées issues du soleil.

aurore polaire : Phénomène caractérisé par l’apparition de sortes de voiles extrêmement colorés dans le ciel nocturne et provoqué par l'interaction entre les particules chargées du vent solaire et la haute atmosphère. Elles se produisent principalement dans les régions proches des pôles magnétiques, dans une zone annulaire (entre 65° et 75° de latitude magnétique).

B

Bode Johann Elert (1747 - 1826)

Bode Loi de

Bradley James (1693 - 1762)

bulbe galactique : Renflement central, très lumineux en infrarouge, d’une galaxie spirale. Le bulbe de notre galaxie, la Voie Lactée, mesure environ 6 000 a.l. soit trois fois l’épaisseur du disque galactique mince et il contient plus d’un dixième de la masse totale de la Voie Lactée.

C

cassegrain (combinaison de) : Montage optique équipant certains télescopes et ayant la particularité d'utiliser un miroir secondaire convexe. Ceci permet l'obtention d'une focale équivalente supérieure à celle du miroir primaire (percé en son centre) tout en limitant l'encombrement de l'instrument en raison du cheminement particulier du faisceau lumineux.

cercle horaire de M

M

 

chondres : du grec chondrion : granule. Petites boules catactéristiques, formées principalement de silicates et de pyroxène, constituant certaines météorites appelées chondrites. Ces météorites font partie des objets les plus primitifs du système solaire.

collimation : du latin cum (avec) et linea (ligne). Processus qui maintient parallèle la direction d'un faisceau lumineux. Dans un dispositif instrumental optique (lunette ou télescope) la collimation correspond à l'alignement des divers composants optiques (lentilles ou miroirs). C'est une opération parfois longue et fastidieuse mais indispensable à l'obtention d'une image de qualité. La collimation doit être vérifiée fréquemment sur la instruments transportables.

comète corps céleste composé de glaces et de roches se déplaçant dans le système solaire en parcourant une trajectoire elliptique très allongée ou parabolique.

coordonnées horizontales

ch

 

cosmologie : du grec Kosmos, univers. Science des lois générales qui gouvernent l'univers. A différencier de la cosmographie qui est la description des systèmes astronomiques qui composent l'univers (étoiles, nébuleuses, galaxies ...)

Couple optique : se dit d'une étoile double dont les deux composantes sont visibles à l'aide d'un grossissement plus ou moins important obtenu par l'utilisation d'un instrument d'optique. L'un des exemples de couple optique les plus connus est l'étoile Albiréo, dans le Cygne.

Cratère : du latin crater, dérivé du grec krâter (grand vase). Trace laissée sur la surface d'un objet rocheux (satellite, astéroïde ou planète) par l'impact d'une météorite ou suite à une activité volcanique. De nombreux astres du système solaire sont parsemés de cratères dont la plupart se sont formés il y a 3 à 4 milliard d'années. Sur Terre, l'érosion a aplani toutes ces irrégularités, seules restent visibles les plus récentes et les cratères volcaniques

D

degré d'obscurité

diffusion : Capacité qu'a la matière d'absorber un rayonnement et de le réémettre immédiatement, aux mêmes longueurs d'onde (c'est à dire avec les mêmes couleurs) dans toutes les directions. Les nébuleuses par réflexion sont des nuages de gaz interstellaires et de poussières qui diffusent la lumière émise par des étoiles alentour.

dimension angulaire: Longueur apparente d'un objet céleste projeté sur le plan du ciel et mesuré en unité d'angle, c'est-à-dire en degrés (parfois en radians), minutes et secondes d'angle. La Lune et le Soleil présentent ainsi une dimension angulaire (on dit également diamètre apparent) de l'ordre de 0°31'. Celle de Vénus ne dépasse jamais 0°01' ce qui correspond à la résolution angulaire théorique de l'oeil humain.

E

écliptique plan dans lequel se situe l'orbite de la Terre.

élongation : Distance angulaire d’un astre par rapport au Soleil pour un observateur situé sur la Terre. Alors que l’élongation d’une planète supérieure peut prendre toutes les valeurs de 0° à 180°, elle passe par des maximums pour les planètes inférieures. Ainsi, l’élongation maximale de Mercure varie de 16°15’ à 27°45’, celle de Vénus varie de 45° à 47°45’.

équinoxe : du latin aequus, égal, et nox, nuit.

Époque de l'année où le Soleil, dans son mouvement propre apparent sur l'écliptique, rencontre l'équateur céleste. Il y a alors égalité de la durée des jours et des nuits. L'équinoxe de printemps a lieu le 20 ou le 21 mars, celui d'automne le 22 ou le 23 septembre.

équinoxe

 

 

étoile: astre doué d'un éclat propre.

étoile filante : phénomène lumineux (météore) provoqué par le déplacement rapide d'un corpuscule solide, généralement de très petite dimension, et porté à l'incandescence par suite du frottement dans les couches atmosphériques supérieures. Ces particules sont souvent regroupées en essaims plus ou moins importants que la Terre peut rencontrer dans son mouvement autour du Soleil. Ceci explique que certains moment de l'année sont plus propices à l'observation des étoiles filantes.

excentricité d'une ellipse : rapport entre la distance des foyers et le grand axe de l'ellipse.

Dans le cas de la Terre elle passe de 0 à 0,053 en 100 000 ans. L’orbite de la Terre sera pratiquement circulaire dans 24 000 ans.

ellipse

Foyers : points tels que FT + F’T = cste

Le Soleil occupe un foyer de l’ellipse tel que OS = c

Demi grand axe : OP = OA = a

Excentricité : e = c/a

Demi petit axe : OB = b = a.(1 – e2)1/2

Ligne des apsides : AP = 2a

Position des foyers : c2 = a2 – b2

Sur le schéma ci-dessus : e = 0,75

Vitesse orbitale :

ST = r = a . (1 – e . cos E)

Période : T

Loi de Képler : a3/T2 = k

 

V = k . (2/r – 1/a) = (2/r – 1/a) . a3/T2

EVASION (vitesse d’) : on dit également vitesse de libération. Vitesse initiale minimale qu’il faut donner à un corps pour échapper définitivement à l’attraction gravitationnelle de l’astre sur lequel il se trouve. Sur Terre, cette vitesse est de 11,186 km/s soit environ 40 269 km/h .

exobiologie : du grec exo- (hors de), bios (vie) et logia (théorie). Discipline, visant à l’étude théorique et éventuellement observationnelle des organismes vivants dans un environnement autre que celui de la Terre.

exoplanète : du grec exô, au-dehors, et planêtês, astre errant. Désigne un astre de type planétaire tournant autour d’une étoile autre que le Soleil. L’utilisation du mot « planète » est exclusivement réservée à la désignation de celles du système solaire. Plus de 250 exoplanètes sont déjà répertoriées depuis la première découverte en 1995 et ce nombre est en constante augmentation.

évection lunaire : L'une des perturbations périodiques du mouvement de la Lune causées par le Soleil. Elle se manifeste comme une oscillation longitudinale de la Lune, d'une amplitude de ±1,16° et d'une période de 31,8 jours.

F

facule : du latin facula, petite torche. Région brillante de la photosphère solaire associée à la présence de forts champs magnétiques. De forme irrégulière et d'un diamètre moyen de 1200 km, les facules ont un excès de température de 1000 K par rapport à la photosphère avoisinante et une durée de vie variant de quelques dizaines de jours à plus d'un mois.

flocule : Nom donné par G.E. Hale à de « petits » grains de 100 à 200 km de diamètre qui semblent composer la surface de la chromosphère solaire là où l'on trouve protubérances et facules.

fluorite : ou encore fluorure de calcium (CaF2). Minéral utilisé dans le traitement des objectifs de certaines lunettes astronomiques (dites « fluorites »). Ce traitement permet une amélioration remarquable du défaut de chromatisme et permet l'obtention d'images présentant un piqué extraordinaire.

foyer : du latin focus (foyer). Point où se rencontrent les rayons lumineux parallèles, provenant d'un astre, après réflexion (miroir) ou réfraction (lentille) par l'objectif d'un instrument d'optique. La distance entre l'objectif et le foyer primaire est appelée distance focale (ou focale).

G

Galaxie (La ) la notre, celle où se trouve le Soleil (écrite avec un G majuscule), la Voie Lactée.>

Galaxie de Markarian:  Catégorie de galaxies découverte par l’astronome arménien B.E. Markarian dans les années 1970. Ces galaxies sont caractérisées par un fort excès de rayonnement continu ultraviolet qui proviendrait d’une population d’étoiles jeunes et massives de type spectral O et B.

grandeur d'une éclipse

grandeur

Géocentrisme : de Gée, la Terre. Conception du monde et de l'univers, qui place la Terre immobile, en son centre. Cette conception date de l'antiquité et a été notamment défendue par Aristote et Ptolémée. Elle perdurera jusqu’à la fin du XVIe siècle pour être progressivement remplacée par l'héliocentrisme.

Gegenshein : Mot allemand signifiant « contre lueur ». Lumière du Soleil visible la nuit à l’opposé de la position de celui-ci. Peut être perçue sous la forme d’une très faible lueur dans des cieux extrêmement sombre. Elle correspond à la lumière du Soleil rétro diffusée par de minuscules particules de poussière interplanétaire.

Géosynchrone : Se dit d’une orbite circulaire à 35 784 kilomètres d’altitude le long de laquelle un satellite met 23heures 56 minutes et 4 secondes pour faire le tour de la Terre , c’est à dire une journée. Un satellite géosynchrone apparaît au dessus de régions variant très peu en longitude. La variation de latitude peut être élevée. Si l’inclinaison orbitale d’un satellite géosynchrone est nulle, alors il est toujours au dessus du même point de la Terre (un point situé sur l’équateur), et l’orbite est alors dite géostationnaire.

H

H-ALPHA : Longueur d’onde la plus émise par l’hydrogène lorsque son électron transite entre le troisième niveau d’énergie et le second. Les raies d’émission de l’hydrogène, dans le visible, forment la série de Balmer. La raie H-alpha est la première d’entre elles, celle de plus grande longueur d’onde. La seconde raie de Balmer est appelée H-bêta, etc. La raie H-alpha a une longueur d’onde de 656,28 nanomètres ce qui correspond à une couleur rouge vif. C’est la couleur caractéristique de la plupart des nébuleuses par émission et des vastes nuages interstellaires d’hydrogène ionisé.

Héliaque :  du grec helios, Soleil. Se dit du lever d'un astre qui a sensiblement lieu en même temps que le lever du Soleil. Les égyptiens surveillaient particulièrement le lever héliaque de Sirius, celui-ci marquant de début de l'époque des crues fertilisantes du Nil.

Héliocentrique : du grec hélios, soleil. Qui se rapporte au centre du Soleil. Les positions des planètes sont fréquemment indiquées en coordonnées héliocentriques, notamment en longitude, afin de pouvoir les placer correctement sur un planétaire.

Héliosphère : du grec hêlios, soleil, et du latin sphaera, dérivé du grec sphaira, ballon. Région de 100 à 300 Unités Astronomiques autour du Soleil, emplie des particules chargées issues du vent solaire.

Héliostat : Du grec helios, soleil et du latin stare, se tenir. Système optico-mécanique permettant de capter un faisceau lumineux solaire pour le renvoyer dans une direction fixe malgré le mouvement apparent du Soleil. La compensation du mouvement de la Terre est réalisée par un système d’horlogerie ou un moteur électrique.

Herschel sir William (1738 - 1822)

Hipparque de Rhodes (IIème av.JC) : On ne sait à peu près rien de sa vie. Ses observations furent faites pour la plupart à Rhodes entre 161 et 126.

Nous lui devons le premier catalogue d'étoiles vraiment digne de ce nom. Hipparque, attribuant à chaque étoile une grandeur déterminée selon sa luminosité, en distinguait de 6 grandeurs différentes. Pour la fixation de la position des étoiles il utilisa d'abord le système de coordonnées équatoriales puis les coordonées écliptiques.

Hipparque découvrit la précession des équinoxes.

Hipparque observant les étoiles et considérant les travaux de deux de ses prédécesseurs 150 ans auparavant, Aristyle et Timocharis, constata que la latitude (déclinaison) s’était maintenue constante, mais que leur longitude (ascension droite), au contraire, n’était plus la même.

La différence de longitude était la même pour toutes les étoiles, à savoir, pour la période écoulée, un degré et demi en sens contraire du mouvement diurne. Hipparque en tira la conclusion qu’il devait y avoir un déplacement annuel des points d’intersection du cercle de l’équateur avec celui de l’écliptique, c’est à dire des points où se trouve le Soleil à l’équinoxe de printemps et à celui d’automne. Selon sa conception mécanique, le plan de l’écliptique (supportant idéalement la sphère des fixes) devait, tout en maintenant son obliquité (23°51’20’’, d’après l’évaluation d’Eratosthène rectifiée par Hipparque soi même) par rapport à celui de l’équateur, tourner autour de l’axe du monde en sens contraire de celui du mouvement diurne, à raison de 36’’ par an.

horizon du lieu

horizon

Horizon : du latin horizon (borne de la vue), dérivé du grec horos (borne, limite). Grand cercle défini par l’intersection de la sphère céleste et du plan horizontal. Défini le plan situé à angle droit de la verticale locale du lieu d’observation. Le zénith et le nadir sont les pôles, respectivement Nord et Sud, de l’horizon.

 

I

ION : Atome ayant perdu ou gagné au moins un électron, par exemple sous l’effet du rayonnement ultraviolet du Soleil, ou bien encore par l’action d’un canon à électrons. De ce fait, alors qu’il était initialement neutre, l’atome ayant subi une ionisation acquiert une charge électrique, négative ou positive, et devient sensible aux champs magnétiques.

J

JOURNÉE : Durée d’éclairement d’un lieu par le Soleil, intervalle entre le lever et le coucher du Soleil. La durée de la journée (contraire : la nuit) varie en fonction de saisons. A ne pas confondre avec le jour qui est la durée de la rotation de la Terre sur elle-même.

JUPITER CHAUD : Exoplanète dont la masse est comparable à celle de Jupiter, mais dont l'orbite est très proche de son étoile, alors que Jupiter est à 5 unités astronomiques du Soleil. La plupart des exoplanètes connues à ce jour sont des Jupiters chauds. Ce sont en effet les planètes les plus faciles à détecter avec la méthode dite des vitesses radiales, où l’on détecte l’influence périodique d’une planète massive sur le spectre lumineux de son étoile parente.

K

KELVIN : unité de température absolue (symbole K). Sur cette échelle, les températures ne sont pas comptabilisées à partir de celle de la glace fondante (0°C) mais à partir de la température la plus basse qu'il est possible d'atteindre soit - 273,16°C : c'est le zéro absolu. La température absolue de la glace fondante est donc de 273,16 K. Le Kelvin est l'une des 7 unités de base du système international d'unités (légal en France) c'est la fraction 1/273,16 de la température thermodynamique du point triple de l'eau.

Kepler Johannes (1571 - 1630)

L

libration : du latin libratio, mouvement régulier. Balancement apparent de la Lune permettant à un observateur terrestre d'observer plus 60% de la surface lunaire. La libration en latitude est due à l'inclinaison de l'axe de rotation de la Lune (7°) et la libration en longitude, au mouvement variable de la Lune provoqué par l'excentricité de son orbite.

Le Verrier Urbain Jean Joseph (1811 - 1877)

Lowell Percival (1855 - 1916) : Astronome américain.Il a fondé à Flagstaff dans l'Arizona un observatoire spécialement consacré à l'étude de Mars dont il a observé "les canaux" à partir de 1893.

lumière zodiacale : faible lueur visible dans le plan de l'écliptique (donc devant les constellations du zodiaque), dans la direction du levant ou du couchant, et due à la réflexion de la lumière solaire sur le nuage de poussières interplanétaires situé dans le voisinage du plan orbital de la Terre.

M

matière noire Matière hypothétique (n’émettant aucun rayonnement électromagnétique détectable) qui représenterait la majeure partie de la masse de l’Univers. Le problème de sa nature est un des grands problèmes non résolus de l ‘astrophysique.

ménisque : lentille optique dont les deux faces sont sphériques, les centres des sphères (de rayons différents) étant situés du même côté du plan de la lentille alors que dans une lentille classique ces centres sont situés de part et d’autre. Il existe des ménisques convergents et des ménisques divergents. Ce type de lentille est utilisé dans l’optique des télescopes  du type Maksutov-Cassegrain.

méridien du lieu

meridien

 

Messier Charles (1730 - 1817) : Astronome français qui découvrit 16 comètes et en observa 41. Il reste célèbre pour son catalogue de 103 nébulosités galactiques ou extragalactiques publié en 1771.

métallicité : Notée Z, est, dans une étoile, la proportion relative entre le nombre d’atomes d’hydrogène (noté X) et d’hélium (noté Y) d’une part et tous les autres atomes plus lourds qui y sont présents d’autres part (X+Y+Z = 1). La métallicité des étoiles est généralement très faible : Z = 0,02 dans le Soleil. Elle est particulièrement plus faible dans les étoiles de population II (Z = 0,002).

météorite corps solide, métallique ou rocheux, en provenance de l'espace pénétrant dans l'atmosphère terrestre à grande vitesse pour s'y désagréger après une combustion de quelques secondes, les plus petites sont réduites en poussière, les plus grosses peuvent atteindre le sol.

miroir : surface polie et , spécialement, verre poli et métallisé qui réfléchit la lumière et donne des images des objets. Ce sont les pièces optiques essentielles des télescopes dit réflecteurs. Les plus grands miroirs sont utilisés par les quatre instruments du VLT européen (8,20 m de diamètre chacun).

 

N

naine blanche : Stade ultime d'évolution des étoiles ayant une masse inférieure à 1,44 fois la masse du Soleil (limite de Chandrasekhar). Composées d'un gaz d'électrons dégénérés, ce sont des étoiles très petites (de la taille de la Terre) mais possédant une température de surface assez élevée de l'ordre de 10 000 K. La densité moyenne d'une naine blanche est très importante et peut atteindre 10 millions de kg/m3. Le Soleil finira ainsi son existence dans environ 5 milliards d'années.

nébuleuse nuage de matière interstellaire plus ou moins concentrée.

Newton Isaac (1642 - 1727) : Né prématurément, dans des conditions d’insalubrité extrêmes, il s’en fallut de peu que Newton ne survive. Isaac n’a pas connu son père, mort le 6 octobre précédent sa naissance. Trois ans plus tard, sa mère se remarie et laisse le jeune Newton aux soins de ses grands-parents. A L’école, on le considère comme un garçon étrange, construisant des petits bidules mécaniques, dont une voiture miniature actionnée par une souris. A la fin des années 1650, on le retire de l’école pour le faire travailler sur la ferme de sa mère. Il a ce travail en horreur et promet de devenir le pire fermier d’Angleterre. Son oncle est sensible à l’intelligence de son neveu ; en 1660, il l’inscrit au Trinity College, a Cambridge, où Newton obtient un diplôme en 1665. Cette année-là, Londres est encore une fois frappée par la peste ; on ferme l’université et Newton se retire à la ferme de sa mère. Pendant les 18 mois suivants, il élabore les fondements de son oeuvre en mathématiques, en optique et en astronomie. Voyant une pomme tomber de l’arbre, si la légende est vraie, il se demande si ce ne pouvait pas être la même force qui tire sur la Lune. Newton soutient que la chute d’un corps est apparentée à la force de gravitation et que cette force décroît comme l’inverse du carré de la distance entre les deux corps. A partit de cette loi, il essaie de calculer la distance Terre-Lune en rayons terrestres; faute d’outils mathématiques adéquats, il échoue. Il remise ce projet pour 15 ans.

A la même époque, il s’intéresse à la lumière. Il effectue des expériences avec des prismes, et démontre que la lumière blanche est constituée de lumières de différentes couleurs et que ces composantes sont " pures ". Atomiste, il attribue une structure corpusculaire à la lumière. Ces expériences lui procurent une grande renommée, si bien qu’en 1669, son professeur, le célèbre Isaac Barrow, lui cède sa chaire de mathématiques à Cambridge.

Brillant cerveau, Newton reste un homme taciturne et rébarbatif. A part une aventure de jeunesse, il méprise les femmes ; il ne se mariera jamais. Distrait et susceptible à l’extrême, il est très sensible à la critique et enfantin dans ses réactions ; il jure maintes fois, à la suite de critiques négatives, de ne plus jamais rien publier. Sa controverse avec Leibnitz, quant à l’auteur véritable du calcul différentiel et intégral, dévoile un autre aspect de sa personnalité. La contestation est menée en Angleterre par les supporters de Newton, mais ce dernier évite de s’impliquer directement, ce qui ne l’empêche pas de les encourager en privé. Il constitue une cible de choix pour la satire.

Pour observer les étoiles, Newton veut éliminer le problème des aberrations des réfracteurs (les lunettes); il invente, en 1668, le réflecteur qui porte son nom : le télescope de Newton. Devancé en théorie par James Gregory, Newton est cependant le premier à mettre l’idée en pratique. Son premier télescope, grossissant 30 à 40 fois, a 15 cm de longueur et 2,5 cm de diamètre. Il en construit un plus gros, en 1671, et le présente au roi Charles II.

Dans les années 1680, avec une meilleure connaissance de la forme de la Terre et avec le calcul différentiel et intégral, il se remet à ses calculs astronomiques. Des expériences précédentes lui ayant permis d’énoncer ses trois lois (le principe d’inertie, la loi d’accélération et la loi d’action-réaction), il est à même d’en déduire en détail la façon dont la force gravitationnelle entre la Terre et la Lune agit et peut être calculée. Il affirme que cette force agit entre les corps partout dans l’univers. Il démontre théoriquement que les trois lois de Kepler ne font qu’illustrer sa loi. Fort de ces découvertes, il écrit les Philosophiae naturalis principia mathematica qu’il complète en 1686. Ce livre qui réunit la physique céleste et la physique terrestre, est le point culminant de la révolution scientifique amorcée par Copernic. En 1692, une dépression nerveuse vient ébranler sa santé. Président de la Royal Society jusqu’à sa mort, en 1727, il vivra alors pratiquement seul.

" Si j’ai pu voir plus loin que beaucoup d’hommes, c’est que je me tenais sur les épaules de géants "  affirma Newton. Mais il ne fait aucun doute qu’il fallait un esprit de synthèse hors du commun et un génie comme le sien pour assembler les pièces éparpillées du puzzle et construire une théorie unifiée. En son honneur l’unité de mesure de l’intensité des forces s’appelle le Newton (N).

 

nutation

O

obliquité de l'écliptique inclinaison de l'écliptique sur l'équateur terrestre. Elle oscille entre 24° 36’ et 21° 59’ en 41 000 ans.

Actuellement elle vaut 23° 26’ et décroît de 0,48’’ par an.

Par suite de ce basculement de l’axe de l’orbite terrestre dans l’espace, le cône de précession ne trace pas dans le ciel un cercle parfait, mais une courbe qui ne se referme jamais, une sorte de spire qui se resserre et s’élargit alternativement.

occultation du latin occultare, cacher. Action de masquer une source de lumière. En astronomie, désigne la disparition momentanée d'un astre à la suite du passage d'un autre astre devant lui. Il se produit fréquemment des occultations d'étoiles ou de planètes (plus rares) par la Lune, des occultations d'étoiles par des astéroïdes (généralement invisibles à l'oeil nu) et des occultations entre planètes (très rares). Ce qu'on appelle communément une éclipse totale de Soleil est en réalité une occultation du Soleil par la Lune.

orbite du latin orbita, ligne circulaire. Trajectoire d'un corps animé d'un mouvement périodique. Courbe décrite par une planète autour du Soleil, ou par un satellite autour de sa planète.

P

parallaxe : Déplacement de la position apparente d'un corps, dû à un changement de position de l'observateur. Angle sous lequel serait vu à partir d'un astre, le rayon de l'orbite terrestre.

La mesure de la parallaxe des étoiles permet de calculer leur distance. Le principe est de mesurer, à six mois d'intervalle, la différence de position d'une étoile sur le fond du ciel consécutive au déplacement de la Terre autour du Soleil. Les angles mesurés sont d'autant plus petits que l'étoile est lointaine, cette méthode n'est donc applicable que pour les étoiles les plus proches. L'utilisation de satellites astrométriques, comme Hipparcos, ont permis d'atteindre une précision de 0,001" soit 1/3 600 000ème de degré !

parsec (pc)  est la distance à laquelle une unité astronomique (le rayon moyen de l'orbite terrestre) soustend un angle de 1 seconde, sa valeur est 3,085 7.1016 m soit environ 3,26 a.l.

phase du grec phasis, chacune des apparences sous lesquelles un astre, éclairé par le Soleil, se présente successivement à nos regards pendant la durée des sa révolution. Les phases de Mercure et surtout de Vénus sont très impressionnantes au télescope.

photon : du grec phôs, phôtos, lumière. Particule élémentaire associée à l'interaction électromagnétique, donc à la lumière et plus généralement à tout rayonnement électromagnétique. De masse au repos nulle, sans charge électrique, il se déplace toujours à la vitesse de la lumière.

planète astre sans lumière propre en orbite autour d'une étoile.

planétologie : du grec planêtes, astre errant et logia, théorie. Discipline de l’astronomie dévolue à l‘étude des planètes du système solaire et de  leurs satellites ainsi que des exoplanètes. La planétologie s’intéresse notamment aux environnements planétaires et aux conditions physique, géologique et chimique caractéristiques de ces astres.

plasma : mot grec signifiant ouvrage façonné. Milieu gazeux à haute température en équilibre thermodynamique électriquement conducteur mais neutre, c’est-à-dire comportant autant de constituants (électrons, atomes, molécules, ions atomiques et moléculaires, photons...) chargées tant positivement que négativement. L’état du gaz constituant les étoiles est assimilé à celui d’un plasma.

POLAIRE (orbite) : Orbite des satellites tournant autour de la Terre avec une inclinaison élevée, proche ou égale à 90 degrés, donc passant par les pôles. Les satellites en orbite polaire donnent une vue globale de la Terre. Leur périgée (au plus près de la Terre ) est typiquement à une altitude de 700 à 800 km .

précession : de même que l'axe d'une toupie qui tourne décrit un cône sous l'action de la pesanteur, l'axe de rotation de la Terre décrit lui aussi, sous l'action combinée des attractions lunaire et solaire, un cône, le cône de précession.

Ce mouvement résulte du fait que la Terre est aplatie aux pôles et renflée à l’équateur. Cette dissymétrie introduit des inégalités dans l’attraction qu’exercent le Soleil et la Lune sur notre planète. Il en résulte une lente rotation de l’axe des pôles autour de la normale au plan de l’écliptique, cet axe décrit un cône, ayant le centre de la Terre pour sommet et une ouverture de 23° 26’, en 25 800 ans environ.

La direction du pôle Nord céleste, actuellement voisine de l’étoile polaire en était éloignée de 9° il y a 2 000 ans. Elle sera proche le l’étoile Véga dans 11 000 ans.

Cette rotation a pour conséquence la rotation du point Vernal g ,qui rétrograde chaque année de 50,3’’ sur l’écliptique, et donc la modification des coordonnées stellaires qui varient donc avec le temps.

precession

 

protoplanète : du grec prôtos, premier. Planète en formation par contraction gravitationnelle, au sein du disque de gaz et de poussière enveloppant une étoile après que celle-ci s'est condensé au coeur d'une nébuleuse.

Ptolémée Claude (87 - 168) : Astronome Grec d'Alexandrie.Il établit un important catalogue d'étoiles sur la base de celui d'Hipparque et proposa une conception géocentrique du système solaire.

Son oeuvre fut connue par sa traduction arabe : l'Almageste.

pulsar : de l'anglais pulsating star, étoile pulsante. Source de rayonnement radio-astronomique dont les émissions très brèves (quelques dizaines de millisecondes) ont une période remarquablement définie. Ce sont des étoiles à neutrons d'un genre particulier en rotation extrêmement rapide. Les pulsars sont les résidus des étoiles explosives (supernovae).

Q

QUARKS : les plus petits constituants connus de la matière. Il existerait six quarks constamment regroupés par trois, ce qui est une de leur principale caractéristique (il n’existe pas de " quark libre ") Ils sont les constituants des baryons (protons et neutrons eux-mêmes constituants des noyaux atomiques : nucléons). On observe également des paires de quark et anti-quark (formant des mésons).

R

radiant point fictif du ciel d'où semblent, par un effet de perspective, émaner les étoiles filantes. Chaque essaim d'étoiles filantes possède un radiant propre : celui de l'essaim du mois d'août se trouve devant la constellation de Persée, d'où leur nom de Perséides.

radiosource Point du ciel d'où émanent des ondes captables par les procédés de la radio-astronomie et qui n'est pas obligatoirement associé à un objet visible. L'une des radiosources les plus intenses de notre galaxie est Sagittarius A, située au centre de la Voie Lactée.

redshift ou encore décalage vers le rouge des galaxies, la lumière émise par les galaxies lointaines dans une longueur d'onde donnée est reçue dans une longueur d'onde plus grande, donc décalée vers le rouge. Ce décalage peut s'interpréter non pas comme un éloignement de ces galaxies dans un espace constant (on parlerait alors d'effet Doppler) mais comme le fait qu'à grande distance le rayonnement a été émis dans un espace moins expansé qu'aujourd'hui, dans un espace où l'étalon de mesure était plus petit par rapport au nôtre, la longueur d'onde observée se trouvant ainsi dilatée. (Conséquence de l'expansion de l'Univers).

régolithe Couche de poussières et de roches brisées recouvrant la surface de la Lune , de Mars ou de tout autre planète ou satellite naturel du système solaire autre que les planètes gazeuses. La formation d’une telle couche résulte du bombardement direct, par des météorites, de la croûte d’une planète ou d’un satellite dépourvue d’atmosphère.

réticule du latin reticulum, petit filet. Disque percé d'une ouverture coupée par deux fils se croisant à angle droit, et qui sert à faire des visées dans une lunette. En astronomie, les « chercheurs », petites lunettes fixées en parallèle sur un instrument plus important et permettant de viser un astre, sont obligatoirement équipés d'un oculaire réticulé. De même les oculaires servant au guidage d'une pose photographique sont également munis d'un réticule parfois gradué.

S

saisons Les débuts des saisons sont définis par les instants pour lesquels la longitude héliocentrique prend respectivement les valeurs 180°, 270°, 0° et 90°

saisons

 

satellite objet évoluant sur une orbite képlérienne autour d'un autre.

solstice du latin sol, soleil, et stare, s'arrêter.

Chacun des deux points de l'écliptique les plus éloignés de l'équateur céleste. Époque de l'année à laquelle le Soleil, dans son mouvement apparent sur l'écliptique,  atteint ces deux points, il semble alors " s'arrêter " de monter ou de descendre. Les solstices sont situés sur le diamètre de l'écliptique perpendiculaire à la ligne des équinoxes. Le passage du Soleil en ces points, le 21 ou le 22 juin et le 21 ou le 22 décembre, marque respectivement, dans l'hémisphère nord, le début de l'été et le début de l'hiver ou le jour le plus long et le jour le plus court de l'année.

solstice

 

syzygie nom féminin du grec suzugia, réunion. Conjonction ou opposition du Soleil avec la Lune. Les deux syzygies sont respectivement la Nouvelle et la Pleine Lune.

T

Titius Johan Daniel Tietz, dit ... (1729 - 1796)

Titius-Bode Loi de

TOKAMAK : du russe « toroidalnaja kamera magnetnaja katuska » (chambre toroïdale à confinement magnétique). Machine à confinement magnétique, permettant de créer des plasmas semblables à ceux des étoiles. Grâce à ces machines, on tente de reproduire les réactions de fusion nucléaire qui se produisent en permanence au coeur des étoiles. Lorsque cette fusion sera maîtrisée, l'Humanité disposera d'une source abondante et quasi illimitée d'énergie.

Tombaugh Clyde William (04 février 1906 à Streator Illinois - 17 janvier 1997 à Las Cruses Nouveau Mexique)

Astronome américain. Il décela le 18 février 1930, à Flagstaff, sur des clichés des 21, 23 et 29 janvier, à 6° de la position prédite par Lowell et à 2° de celle qu'indiquait Pickering,la neuvième planète du système solaire. Elle fut baptisée Puton, en raison de sa position lointaine et du royaume dans lequel elle gravite, supposé aussi sinistre que l'enfer mythique du dieu grec, les deux premières lettres commémorent la mémoire de Percival Lowell.

tropique : Ensemble des lieux d’où l’on voit le Soleil au zénith à midi le jour d’un solstice (le 21 juin pour le tropique du Cancer et le 21 décembre pour le tropique du Capricorne). La latitude des tropiques est égale à l’obliquité de l’écliptique, soit 23°26’ actuellement.

turbulence : du latin turbulentus, de turba (trouble, agitation). La turbulence atmosphérique terrestre est responsable du mélange des masses d'air chaud et froid et des inhomogénéités d'indice de réfraction qui en résultent et perturbent l'observation astronomique. Le seul moyen 100% efficace pour s'affranchir de la turbulence est de placer le télescope en dehors de l'atmosphère (télescope spatial).

U

unité astronomique UA a pour valeur 149 597 870 660 m, soit une valeur égale à la distance moyenne de la Terre au Soleil.

V

VAN ALLEN (ceintures de) : encore appelées ceintures de radiations : régions de la magnétosphère terrestre dans lesquelles sont piégées des particules de haute énergie. Néfastes pour la navigation spatiale, ces particules rapides détériorent les composants électroniques et sont dangereuses pour l'homme. Les missions habitées en orbite autour de la Terre minimisent ces effets en adoptant des orbites basses (moins de 800km) et équatoriales, de manière à traverser le moins possible les ceintures de radiations.

variables à éclipses se dit de certaines étoiles doubles pour lesquelles ont constate une variation régulière d’éclat due à l’interposition mutuelle des deux astres. La plupart du temps la duplicité de ces systèmes ne peut être vérifiée que par spectroscopie. La plus célèbre des étoiles variables à éclipse est Algol dans Persée.

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vertical

 

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